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le "jardin de Bel air"

Le jeudi 24 septembre 2015, nous nous sommes rendus au Morne Pitault au Lamentin, chez Mr et Mme MARIE ROSE afin de visiter leur « Jardin de Bel Air ».

Le but de cette visite était donc de prendre des informations pour la réalisation de notre propre jardin créole dans l’un des terrains du lycée.

Mr et Mme Marie-Rose nous ont donc fait visiter leur jardin créole et nous ont expliqué l’utilité de leur jardin.

Lorsque nous sommes arrivés, nous avons pu observer à l’entrée une maisonnette remplie d’objets « antan lontan », avec des chapeaux bakoua fabriqués par Mr Marie-Rose.

Leur jardin se trouve en contre bas de la maisonnette et de leur maison. Mr et Mme Marie-Rose nous ont expliqué qu’ils avaient dû faire le chemin de leur jardin seuls car il y avait de nombreuses roches volcaniques qui empiétaient sur le terrain.  Ils ont dû couvrir toutes les pierres de terre et faire le chemin menant jusqu’en bas du jardin à la main.

Après nous avoir expliqué toute l’histoire de leur jardin, nous avons commencé la visite par le Bakoua, un arbre qui a été importé à la Martinique par les Colombiens. Cet arbre porte des fruits qui sont comestibles, mais qui malheureusement prennent beaucoup de temps à pousser (9 mois). Cet arbre est replanté environ tous les 13 ans.

 Puis nous avons pu sentir et toucher différentes feuilles, utilisées souvent comme épices : cannelle, bois d’inde, clou de girofle, thym,…

Nous avons aussi senti des plantes médicinales comme les feuilles de menthe…

La visite nous a permis de découvrir de très nombreux arbres fruitiers : arbres à pain,  orangers, citronniers, goyaviers, pruniers de Cythère,  …cacaoyers.

Mr et Mme MARIE ROSE élèvent également des animaux : oies, poules, coqs, cabris…

On avait une vue d’ensemble sur la commune des Trois-Ilets ensoleillée et Mme Marie-Rose nous a fait gouter certaines plantes comme le coudu qui a un gout de noisette. 

     Pour clore cette visite Mr Marie-Rose nous a présenté son potager. Il nous a alors expliqué :

  • quels légumes planter  (laitue, igname, riclès, tomates, piments, choux, etc)
  • quelles règles et astuces  de plantation il faut suivre  (par exemple : recouvrir la terre de feuilles mortes pour éviter la sécheresse…)
  • comment organiser le potager (organiser la plantation en formes de rectangles  ou carrés…)
  • comment  il faut planter l’igname dans un potager 

 

En conclusion, un jardin créole est un jardin où l’on trouve des plantes médicinales, des épices, des fruits et des légumes. La particularité de ce jardin est qu’il nous nourrit sainement, nous guérit et on y trouve de tout.

Mr et Mme Marie-Rose nous ont dit « Avoir un jardin, c’est manger de tout ».

 

PLUTON-DELIN Maria

NORESKAL Ulrich

PINARD Hugo

MARIE-ROSE Anthony

 


13/03/2016


Opération "lasotè"

Le jeudi 12 Novembre 2015, certains élèves de seconde et de terminale du lycée ont eu l’occasion de participer à un lasotè avec des membres de  l’association « laci lasotè » . Le but de cette opération était de préparer le sol de l'espace vert choisi pour accueillir notre futur jardin créole.

 

 

 

Le "lasotè" est une pratique ancienne : les agriculteurs se regroupaient sur le terrain de l'un d'entre eux pour lui donner un "coup de main" pour le labour. Tous se mettent en ligne et avancent en travaillant manuellement en suivant le rythme donné par les musiciens accompagnés de tambours, ti bois et corne de lambis (des instruments typiquement martiniquais). Cette pratique permettait de travailler sur des terrains très en pente où les engins agricoles ne pouvaient accéder, et pour les agriculteurs qui n'avaient pas les moyens d'en posséder un.

 

Pour notre lycée, l'espace à travailler est de plus petite taille qu'une véritable surface agricole. Mais cet échange avec les membres de l'association "laci lasotè" a été très enrichissant!.....et le sol a ainsi été préparé à recevoir des plantations.

 

 

 

 

 


13/03/2016


Plantations et Récoltes


20/06/2016


Les Ignames

Les ignames appartiennent au genre Dioscorea, qui compte plus de 600 espèces, pour la plupart intertropicales. Ce sont des lianes tubérifères, qui se reproduisent essentiellement par voie végétative. 

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Igname en plein champ (hybride INRA variété Boutou) 

 

Les usages des ignames sont alimentaires, mais aussi médicinaux et ornementaux.

En tant que plantes alimentaires, les ignames ont fréquemment accompagné les migrations humaines. Elles se retrouvent donc souvent loin de leur aire d'évolution initiale. Les ignames sont consommées par plus de 300 millions de personnes, et fournissent 12% de l'alimentation en zone tropicale. L'igname fait partie des 33 familles de plantes alimentaires pour lesquelles la FAO préconise le libre échange entre nations. 

 

Pour notre projet, 5 variétés d'Ignames nous ont été fournies par la Chambre d'Agriculture de la Martinique. Le choix de ces variétés s'est fait sur les conseils de Mme Dalila PETRO, chercheur à l'INRA Antilles, spécialiste de l'Igname.

Les  feuilles puis les tubercules ont été récupérés sur la parcelle expérimentale qui se trouve au Quartier Chopotte, commune du François, où Mme JEAN-BAPTISTE, ingénieur agronome s'est occupée de nous.

Les 5 variétés d'Igname sur lesquelles nous allons travailler font toutes partie de l'espèce Diascorea alata. Ce sont les suivantes : 

  • Igname Pakala
  • Igname Kabusah
  • Igname Manlankon
  • Ignames INRAX17 et INRAX154 (variétés crées par l'INRA)

20160429_123429.jpg Kabusah.jpg Manlankon.jpg INRAX17.jpg

INRAX154.jpg




 

 


28/04/2016


l'anthracnose : une maladie de l'igname

L’anthracnose est une maladie grave du feuillage de l’Igname. L’agent responsable est un champignon : Colletotrichum Gloesporioides.

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Aux Antilles, l’espèce la plus cultivée, Dioscorea alata a été très touchée par l’anthracnose.

Le traitement fongicide s’est avéré inefficace suite à l’apparition de souches de champignon résistantes.

Certaines variétés d’igname sont dites tolérantes à l’anthracnose : elles sont naturellement capables de se défendre contre ce champignon.

Les études réalisées par l’INRA des Antilles ont montré que cette tolérance est due, non pas à un gène mais à une zone du génome riche en microsatellites.

-Les microsatellites sont des séquences constituées d'unités répétées de 1 à 4 nucléotides. Les plus courants sont (A)n, (TC)n, (TAT)n et (GATA)n, les valeurs de n pouvant aller de quelques unités à plusieurs dizaines. On parle de séquences répétées en tandem ou SSR (Simple Sequence Repeats). 

-Chez l'Igname, le nombre d'unités répétées est différent selon les variétés d'une même espèce. On a pu établir le lien entre nombre de répétitions et tolérance à l'anthracnose. La taille des microsatellites, une fois amplifiés par PCR, peut être évaluée sur un gel d'électrophorèse : 

tailles microsatellites electrophorese.gif

 

Nous pourrons donc comparer la taille des microsatellites de nos 5 variétés d'Ignames aux tailles des microsatellites d'une Igname tolérante de référence et d'une Igname sensible de référence.

 

 

 


28/04/2016